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Aéroport de Dijon

AEROPORT DE DIJON


LE PROJET RENAISSANCE DE LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DE DIJON, DU CONSEIL REGIONAL, DU CONSEIL GENERAL ET DU GRAND DIJON.



En période de pression fiscale, directe et indirecte, nationale et locale de plus en plus forte et injuste, où le cours du pétrole atteint des sommets, victime de spéculateurs internationaux sans moralité, le projet « Renaissance » a été élaboré dans le plus grand secret des services concernés. Défendu par la CCI de Dijon, voté par les trois collectivités territoriales malgré l’opposition d’élus clairvoyants et les protestations énergiques de riverains, le projet est en passe de devenir une réalité.

Il s’agit de doter l’agglomération dijonnaise d’un grand aéroport régional et international civil avec un objectif avoué de 250 000 passagers par an en 2013 (9000 en 2004). L’Armée de l' Air a décidé de maintenir son activité opérationelle jusque et voire au-delà de 2015 ; non par la dotation de Rafales à la BA 102 puisque ceux-ci s’installent à St Dizier (52) au grand dam des aviateurs de Longvic; mais par l’attribution d’une flotte d’Alphajets. Ces appareils déjà anciens et polluants serviront à l’entraînement afin de remplacer un escadron de chasse de Mirages rayé des effectifs.

Pour la réalisation de ce projet les décideurs élus favorables ont recours à la solution la plus facile, faire payer encore une fois le contribuable régional, départemental et local qui souvent est le même.

Nous allons payer :

5 millions d’euros pour les travaux de la piste, le balisage et l’adaptation de l’équipement militaire d’Etat au trafic civil. Les pistes actuelles étant détériorées, l’Armée va bénéficier d’un équipement remis à neuf sans aucun euro de participation de l’Etat propriétaire.

La voie est ouverte aux entreprises de groupage de fret telles que DHL (décollages de jours comme de nuit) menaçant l’activité de l’aéroport franc-Comtois Dôle-Tavaux.

 

4 millions d’euros pour le déficit d’exploitation de l’aéroport civil (1/4 serait pris en charge par la CCI). Pour mémoire, le déficit de 2005 a été chiffré à 900 000 euros généreusement payés sur notre dos.

 

4,7 millions d’euros au titre du « budget de soutien » au lancement de nouvelles lignes dont celles assurées par des compagnies privées à bas prix dites « low-cost » qui ne sont pas des exemples de modèle social mais plutôt des pompes à finances publiques qui forment l’essentiel de leurs bénéfices.

 

Soit au total : 24,2 millions d’euros.

 

Tout cela au bénéfice de qui ? Nous pensons que l’agglomération dijonnaise profitera très peu de ces voyageurs à budget réduit. Quelques privilégiés se rendront directement dans les endroits proches mondialement connus. Mais qu’importe la capitale régionale de Bourgogne aura son aéroport civil …. alors que sa rivale Franc-Comtoise ne l’aura pas ! Economiquement parlant il eut été plus rentable de faire fonctionner cet aéroport à Dôle-Tavaux qui aurait intéressé Besançon, Chalon sur Saône, Dijon, Dôle, Lons le Saunier au bas mot une population de proximité d’au moins 600000 chalands éventuels.

 

Cela ne sera pas au bénéfice des riverains qui luttent depuis des années avec leurs associations contre les nuisances sonores, la pollution aérienne dont l’ampleur sur la santé publique est gardée jalousement comme un secret d’Etat. Les accidents survenus à Quetigny et Saulon nous rappellent que quotidiennement la population voit évoluer au dessus de sa têtes de véritables bombes volantes remplies de kérosène.

 

Nous ne croyons pas à la rentabilité de ce projet qui aura à lutter avec la concurrence du futur TGV Rhin-Rhône. Les lignes aériennes doivent être maintenant réservées exclusivement aux vols intercontinentaux compte tenu du prix des carburants et surtout du dérèglement climatique du aux activités humaines.

 

Les aviations civiles et militaires ont une part de responsabilité importante dans cette situation. Officiellement, personne ne veut évoquer ce sujet.

 

A propos le fringant bi-réacteur Rafale dernière nouveauté en matière technologique pollue au décollage autant que 80 000 voitures roulant sur 2,5 kms. A croire que notre avionneur national ne sait pas fabriquer non polluant et non bruyant à moins que l’Etat ne croit pas devoir s’appliquer les règles qu’il impose à ses contribuables.

 

Les associations appellent de leurs vœux une politique maîtrisée de l’urbanisme autour de la BA 102. C’est pourquoi au vu des réalisations immobilières et économiques nous sommes convaincus que «les activités opérationnelles de la BA 102 ne sont plus compatibles avec la structure urbanistique de l’agglomération dijonnaise. »

 

Le plan d’exposition au bruit adopté en 1995 aurait du être révisé en 2005. En février 2007 les autorités de l’Etat n’ont pas encore daigné réunir la Commission consultative de l’environnement afin qu’elle émette un avis sur le nouveau PEB. Cette lenteur permet aux communes de faire accepter des permis de lotir qui ne le seraient pas avec le nouveau PEB.

En effet ce nouveau document doit être élaboré sur la base d’un indice plus protecteur pour les riverains. (indice Ldn) Il s’imposera sur les plans locaux d’urbanisme (PLU) et déterminera les zones d’inconstructibilité. Selon certaines indications, la limite extérieure du PEB serait reculée de 1 km. Crimolois, Sennecey, le nouveau quartier ouest de Chevigny, Quetigny, St Apollinaire, Ouges, tous les quartiers est de Dijon seront en zone inconstructible. 1300 logements ont basculé dans ces zones de PEB en 1995 entraînant une dévaluation non négligeable de la valeur patrimoniale de ces biens. Le projet Renaissance mené à bien serait une circonstance aggravante.

Les associations d’environnement de l’est dijonnais ont décidé d’élever le niveau de leur action contre ce projet. Devant le refus du Préfet de déférer devant le Tribunal Administratif la délibération du Conseil Régional, première collectivité qui s’est prononcée favorablement sur le projet, les associations ont mandaté le Comité de liaison des associations pour l’environnement et la nature (CLAPEN) a déposer un recours devant la juridiction administrative qui suit son cours. Les frais demandés par l’avocat de la partie adverse sont à la hauteur du désir politique de bâilllonner toute véléité de contestation associative en les asphixiant financièrement.

 

Dans ce projet, les populations riveraines sont fermement invitées à mettre la main à la poche, à supporter en silence les nuisances et risques supplémentaires.

Affaire à suivre…


Date de création : 07/02/2007 - 11:37
Dernière modification : 10/02/2007 - 11:26
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